Le Congrès a adopté un projet visant à limiter les décisions de la Cour suprême fédérale (STF) après le premier tour des élections. Mercredi (09/10), la commission de la Constitution et de la Justice de la Chambre a approuvé deux propositions visant à modifier la Constitution, visant à limiter le pouvoir du STF. Les amendements proposés visent à limiter la portée et la validité des décisions individuelles prises par les juges de la Cour, en exigeant un examen collectif des lois et en autorisant uniquement le président du STF à prendre des décisions seul, et uniquement pendant les vacances judiciaires, à condition qu'elles fassent l'objet d'une analyse collective une fois que la Cour reprend ses activités.. Cette décision a néanmoins été suivie d'un signe significatif de réduction des tensions concernant les conflits entre le Congrès et le principal tribunal du Brésil. Cela est devenu clair après que le président de la Chambre fédérale, Arthur Lira, a déclaré que parmi les trois projets visant le STF, le moins restrictif était celui visant à faire progresser.
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Comment ça marche aujourd'hui
Actuellement, les juges sont autorisés à statuer individuellement sur toute question impliquant les autres branches du gouvernement et les organes administratifs. En outre, par le biais d’injonctions préliminaires, ils peuvent annuler l’effet des lois approuvées à tous les niveaux fédéraux : municipal, étatique et fédéral.
Que changerait-il si l’amendement était approuvé ?
L'amendement proposé stipule que les décisions individuelles (décisions monocratiques) ne seraient plus autorisées à suspendre l'effet des lois ou des normes d'impact général adoptées par le Congrès et sanctionnées par le PrésidentCes décisions nécessiteraient plutôt une délibération collective. Seul le président du STF conserverait l’autorité de prendre des décisions individuelles, et seulement pendant les vacances judiciaires. En outre, ces décisions devraient être réexaminées par la Cour plénière dans les 30 jours suivant la reprise des activités judiciaires.
Suspension des décisions du STF en vertu de la nouvelle loi
Le Congrès aurait le pouvoir de suspendre les décisions du STF s'il estime que la Cour a outrepassé sa compétence ou introduit des innovations dans le système juridique.Pour annuler une décision, il faudrait les deux tiers de la Chambre (342 voix) et du Sénat (54 voix) – le même quorum nécessaire pour approuver une procédure de destitution.
Motifs de la destitution
La loi introduit également cinq nouveaux motifs de destitution des ministres du STF, élargissant les raisons qui pourraient justifier la révocation.
Plaintes pour inconstitutionnalité
Dans les discussions privées, Les juges estiment que l'amendement proposé, en particulier la limitation des décisions individuelles, viole la Constitution en restreignant l'accès des citoyens à la justice.. Ils affirment que de nombreuses demandes juridiques sont résolues par des décisions individuelles, ce qui est essentiel pour accélérer les affaires. Exiger que toutes les décisions soient collectives, préviennent-ils, pourrait entraîner des retards qui auraient un impact négatif sur la société.
Réponse de la STF
En réponse à la pression du Congrès, Les ministres du STF ont convenu de limiter le recours aux décisions monocratiques, mais ont plaidé pour que la Cour elle-même dirige ces réformesLes ministres souhaitent que les questions plus importantes, comme la suspension des lois, soient décidées de manière collégiale, préservant ainsi le rôle constitutionnel du STF et répondant aux critiques politiques.
Analyse:
La tension croissante entre la Cour suprême fédérale (TSF) et le Congrès du Brésil met en évidence une lutte de pouvoir institutionnelle qui couve depuis des années. Au cœur de cette tension se trouve le rôle de plus en plus important du pouvoir judiciaire dans les affaires politiques, notamment par le biais de décisions monocratiques prises par les ministres de la TSF. Ces décisions, qui permettent à des juges de statuer de manière unilatérale sur des questions importantes, ont suscité un ressentiment croissant au sein du Congrès, où de nombreux législateurs les considèrent comme des exemples d'excès de pouvoir judiciaire.
Les récentes propositions visant à limiter les décisions monocratiques et à donner au Congrès le pouvoir de suspendre les décisions du STF constituent un défi direct à l'autorité de la Cour. Ces amendements visent à restreindre l'autonomie des juges individuels, en particulier dans les affaires d'importance nationale, et à renforcer le contrôle législatif du Congrès. En exigeant des délibérations collectives sur ces questions, les amendements cherchent à limiter la portée des décisions individuelles et à garantir que les interprétations juridiques critiques soient le résultat d'un consensus plus large au sein du STF.
De plus, cette pression du Congrès peut être directement liée à la récente décision du STF de bloquer le mécanisme controversé du budget secret qui permettait aux législateurs de distribuer des fonds publics substantiels sans transparence. Cette décision, largement considérée comme une étape importante vers la lutte contre la corruption et la promotion de la responsabilité fiscale, a provoqué la colère de certains membres du Congrès. De nombreux législateurs y ont vu une atteinte à leur prérogative de gérer les fonds publics, et ce conflit institutionnel en cours met en évidence les tensions plus profondes entre le rôle du pouvoir judiciaire dans l'application de la responsabilité et la volonté du Congrès de garder le contrôle des décisions budgétaires.
Source: Le Globe, Folha de São Paulo [1] [2], G1 [1] [2] [3]



