Le secteur public consolidé du Brésil a enregistré un déficit primaire de 21.4 milliards de R$ en août 2024, ce qui reflète les défis budgétaires actuels. Ce chiffre inclut les résultats du gouvernement central, des gouvernements des États et des municipalités, ainsi que des entreprises publiques. Des inquiétudes sont apparues concernant les incohérences budgétaires et l’incapacité potentielle à atteindre les objectifs budgétaires pour 2024. En outre, l'inflation a conduit à des attentes de taux d'intérêt plus élevés d'ici novembre, tandis que les prix de l’énergie et des services devraient également augmenter en raison de facteurs saisonniers et environnementaux, ce qui aura un impact supplémentaire sur les perspectives économiques.
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Réflexion du mois précédent
Le résultat du mois dernier reflète le déficit du gouvernement central de 22.3 milliards de réaux. Les gouvernements régionaux et les entreprises publiques ont enregistré des excédents de 435 millions de reais et de 469 millions de reais, respectivement. Les résultats du mois d'août sont légèrement meilleurs que ceux enregistrés au même mois de 2023, où le déficit était de 22.8 milliards de reais.
Année à ce jour
De janvier à août, le secteur public consolidé a accumulé un déficit de 86.22 milliards de R$, soit 1.14 % du PIB (Produit intérieur brut). Pour 2024, le gouvernement de Luiz Inácio Lula da Silva (PT) vise un déficit de 28.8 milliards de réaux. Il s'agit de la limite maximale autorisée par la marge de tolérance de l'objectif budgétaire, dont l'objectif central est zéro.
Incohérences budgétaires et risque fiscal
Les inquiétudes grandissent quant aux incohérences du budget du gouvernement et à son incapacité potentielle à atteindre les objectifs budgétaires pour 2024. Les analystes doutent que les mesures prévues, comme les hausses d'impôts et les révisions des prestations sociales, génèrent les recettes escomptées. Les sous-estimations des dépenses, notamment en matière de retraites, contribuent à cette incertitude budgétaire.
Augmentation de l'inflation
Dans son rapport trimestriel sur l'inflation, publié ce jeudi (26), le La Banque centrale (BC) a révisé sa projection de croissance du PIB du Brésil cette année de 2.3% à 3.2%, conformément aux attentes du marché. Selon l'enquête Focus, l'économie devrait croître de 3 % en 2024. La Colombie-Britannique prévoit une réduction de la croissance au deuxième semestre de 2024 et tout au long de 2025, en raison d’une moindre relance budgétaire, de taux d’intérêt plus élevés, de facteurs de production inutilisés et de l’absence d’une forte demande extérieure.
Perspectives économiques et taux d'intérêt
Les prévisions d'inflation de la Banque centrale indiquent que l'inflation pourrait rester plus élevée que prévu, ce qui pourrait conduire à une possible hausse des taux d'intérêt en novembre. Cette anticipation se fonde sur les risques budgétaires actuels et les pressions inflationnistes persistantes, qui pourraient également réduire la croissance économique future.
Changements de prix
Des précipitations inférieures à la moyenne et des températures plus élevées ont augmenté la probabilité de tarifs plus restrictifs d'ici la fin de l'année, Les factures d'électricité devraient connaître une hausse en octobre et novembre. Pour l'essence, la Banque centrale s'attend à une modération des prix en raison de la baisse des prix du pétrole. Les prix des services devraient toutefois augmenter., notamment en raison des augmentations saisonnières des tarifs aériens, stimulées par la demande de voyages en été.
Analyse:
Les données économiques récentes, qui mettent en évidence un déficit primaire de 21.4 milliards de réaux au mois d'août, révèlent que le gouvernement Lula doit faire face à d'importants défis budgétaires. Ces problèmes surviennent à un moment critique, alors que le gouvernement cherche à équilibrer responsabilité budgétaire et programmes sociaux de grande envergure. Les incohérences dans les projections budgétaires et la difficulté d'atteindre les objectifs de recettes suscitent des inquiétudes dans l'arène politique, ce qui pourrait mettre à rude épreuve le capital politique de Lula.
Les pressions inflationnistes prévues et les hausses de taux d’intérêt attendues d’ici novembre compliquent également le programme économique général de Lula. L’inflation, combinée aux augmentations saisonnières des prix des services essentiels tels que l’électricité et les tarifs aériens, pourrait avoir un impact négatif sur le sentiment public, en particulier parmi les segments à faibles revenus qui constituent une part importante de la base électorale de Lula. De plus, l’accent mis sur le contrôle de l’inflation et les objectifs budgétaires pourrait limiter la capacité du gouvernement à introduire de nouvelles dépenses sociales significatives. Ces défis économiques pourraient mettre à l’épreuve les alliances politiques du gouvernement, en particulier au Congrès, où les décisions et les réformes budgétaires sont en cours de négociation.
Dans ce contexte, Lula devra gérer prudemment l’austérité budgétaire tout en essayant de répondre aux demandes sociales de ses partisans, tout en maintenant une coalition capable de soutenir ses politiques.



