L'agenda politique brésilien s'intensifie à l'approche des élections, avec plusieurs développements majeurs sur les plans institutionnel, sécuritaire et social. Le président Lula maintient sa nomination de Jorge Messias à la Cour suprême fédérale malgré le rejet du Sénat., faisant valoir son autorité constitutionnelle pour nommer malgré d'importants obstacles procéduraux. En matière de sécurité publique, Son administration s'efforce de mobiliser le soutien au Sénat en faveur de l'amendement sur la sécurité, une initiative qui a pris une nouvelle urgence après que les États-Unis ont désigné le PCC et le CV comme organisations terroristes. — un domaine où le gouvernement de Lula enregistre systématiquement ses taux d'approbation les plus bas. Dans une victoire syndicale significative, La Chambre des députés a approuvé un amendement constitutionnel réduisant la semaine de travail normale de 44 à 40 heures et ouvrant la voie à la fin du système de travail 6 jours sur 1 jour., même si le chemin à parcourir au Sénat reste incertain.
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Nomination à la Cour suprême
Le président Lula (PT) a déclaré vendredi (29/05) qu'il entendait soumettre à nouveau le nom de Jorge Messias pour le poste vacant au Tribunal suprême fédéral (STF), malgré le rejet par le Sénat de l'actuel procureur général de l'Union. Lula a soutenu que cette décision serait prise dans le respect des prérogatives constitutionnelles de la présidence. « C’est moi qui nomme », a déclaré le président, ajoutant que le Sénat ne devrait rejeter un candidat qu’en cas de doute sur ses qualifications légales. Cependant, un règlement du Sénat, établi en 2010 sous la présidence de José Sarney, interdit le réexamen d’un candidat rejeté au cours de la même session législative. Par conséquent, si Lula soumet à nouveau officiellement le nom de Messias cette année, le président du Sénat, Davi Alcolumbre (União Brasil), pourrait rejeter la nomination sans exiger un nouveau vote des sénateurs.
Sécurité publique
Les membres de l'administration du président Lula (PT) affirment que l'approbation de l'amendement sur la sécurité au Sénat, déjà considérée comme une priorité gouvernementale, est devenue encore plus importante suite à la décision des États-Unis de classer le Red Command (CV) et le First Capital Command (PCC) comme organisations terroristes. Les alliés du gouvernement considèrent cette proposition comme une initiative phare potentielle du troisième mandat de Lula en matière de sécurité publique, un domaine où la gauche a traditionnellement rencontré des difficultés politiques. La sécurité publique devrait être l'un des thèmes centraux de la campagne électorale de cette année et, selon un sondage Datafolha publié le 17, elle demeure le domaine où l'administration Lula obtient ses taux d'approbation les plus bas, citée par 16 % des personnes interrogées comme le point faible du gouvernement.
Fin du cycle de travail 6×1
La Chambre des députés a approuvé mercredi (27/05) un projet d'amendement constitutionnel (PEC) qui réduit la semaine de travail standard de 44 à 40 heures sur une période de 14 mois et permet la suppression de l'horaire de travail 6×1. La proposition sera désormais examinée par le Sénat, bien qu'aucune date de vote n'ait encore été fixée. Cette mesure devrait rencontrer une certaine résistance de la part des sénateurs. Selon des interlocuteurs du président du Sénat, Davi Alcolumbre (União Brasil), malgré sa popularité, il est peu probable que la proposition soit adoptée rapidement par la chambre haute, même si son approbation avant les élections de cette année est attendue. Aux termes du texte approuvé, la réduction de quatre heures de la semaine de travail se ferait en deux étapes : les deux premières heures seraient supprimées dans les deux mois suivant l'entrée en vigueur du PEC, tandis que les deux heures restantes seraient progressivement supprimées sur une période de douze mois. La fin du système 6×1, garantissant au moins deux jours de repos par semaine, de préférence le dimanche inclus, prendrait effet 60 jours après la promulgation de la loi.
Inaugurations
Le président Lula devrait accélérer ce mois-ci l'inauguration des projets de travaux publics dans les plus grandes circonscriptions électorales du pays. La stratégie visait initialement à tirer profit des difficultés politiques rencontrées par le sénateur Flávio Bolsonaro (PL) suite aux révélations concernant ses échanges de messages avec le banquier Daniel Vorcaro, propriétaire de Banco Master. Depuis la semaine dernière, cependant, les responsables gouvernementaux perçoivent également cette initiative comme une mesure de riposte aux attaques de l'opposition contre la sécurité publique, après que les États-Unis ont classé le PCC et le CV comme organisations terroristes. Le programme établi par le Palais de Planalto prévoit l'inauguration d'autoroutes, d'établissements d'enseignement fédéraux et d'hôpitaux. L'effort se concentre principalement sur São Paulo et Rio de Janeiro, les deux principaux bastions électoraux du pays et les États historiquement associés aux origines des factions visées par la mesure américaine.
Analyse:
La conjoncture politique actuelle illustre l'interdépendance croissante des conflits institutionnels, de la sécurité publique et des enjeux économiques à l'approche des élections au Brésil. La décision du président Lula d'insister sur la nomination de Jorge Messias, malgré le rejet sans précédent du Sénat, témoigne d'une lutte plus large pour l'équilibre des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif. Parallèlement, la désignation du PCC et du Commando rouge comme organisations terroristes par les États-Unis a accentué la pression sur le gouvernement fédéral pour qu'il adopte une politique de sécurité plus ambitieuse. Dans ce contexte, l'amendement relatif à la sécurité revêt une importance stratégique, non seulement en tant qu'initiative de politique publique, mais aussi comme réponse politique aux critiques reprochant à l'administration son inaction face au crime organisé.
Parallèlement, l'adoption de l'amendement constitutionnel réduisant la semaine de travail et l'accélération des inaugurations de travaux publics témoignent de la volonté du gouvernement de consolider sa position par des mesures à fort impact social et économique. Ensemble, ces initiatives illustrent un effort pour améliorer l'image du gouvernement auprès du public, notamment dans les domaines où il est confronté à des défis politiques majeurs.



