Les nouvelles règles de sécurité Pix sont entrées en vigueur lundi 2 janvier, instaurant des normes plus strictes en matière de détection et de surveillance des fraudes. Avec la mise à jour du Mécanisme spécial de restitution (MED) vers sa deuxième version, la Banque centrale exige désormais des institutions financières qu'elles retracent le parcours des fonds à travers plusieurs niveaux de transactions, facilitant ainsi le recouvrement des sommes en cas d'escroquerie, de fraude ou de coercition.
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Le MED a été lancé initialement en 2021, un an après la création de Pix, afin d'accélérer le remboursement des clients victimes d'escroqueries ou de fraudes. Cependant, dès 2022, les banques et la Banque centrale ont constaté la nécessité d'étendre le champ d'application du mécanisme. Dans sa version initiale, le remboursement des fonds ne pouvait être effectué qu'à partir du compte utilisé pour la transaction frauduleuse. Or, les fraudeurs transféraient souvent l'argent rapidement vers d'autres comptes avant même que le compte initial ne soit bloqué. Grâce à cette mise à jour, le MED identifiera désormais les « chemins possibles des fonds », au-delà du premier compte destinataire. Ces informations seront partagées entre les établissements financiers impliqués dans les transactions et permettront un remboursement dans un délai maximum de 11 jours après le dépôt d'une réclamation par le client.
Bouton Litige
Depuis le 1er octobre de l'année dernière, Pix a intégré un « bouton de contestation », une fonctionnalité de son système MED activable directement depuis l'application bancaire de l'utilisateur en cas de fraude, d'escroquerie ou de coercition. Selon la Banque centrale de Colombie (BC), l'objectif est de simplifier la procédure de contestation des transactions Pix. Entièrement numérique, elle ne nécessite aucun contact avec le service client. Cette fonctionnalité permet un blocage plus rapide des fonds sur les comptes liés à des activités criminelles, augmentant ainsi les chances pour les victimes de récupérer leur argent plus rapidement.
Comment demander un remboursement Pix ?
Selon la Banque centrale, pour demander un remboursement, il est nécessaire d'enregistrer la réclamation auprès de votre établissement financier dans les 80 jours suivant la date de la transaction Pix.
- Vous déposez une plainte auprès de votre institution financière ;
- L'institution évalue le cas et, si elle détermine que la transaction impliquait une fraude ou une escroquerie, les fonds disponibles sur le compte du bénéficiaire du transfert Pix seront bloqués ;
- Le dossier est analysé sous sept jours maximum. S'il est conclu à l'absence de fraude, les fonds sont débloqués. En cas de fraude avérée, l'argent est restitué sous 96 heures maximum, en totalité ou en partie, selon le solde disponible sur le compte du fraudeur.
- Si le remboursement n'est que partiel, la banque du fraudeur doit procéder à des blocages ou des remboursements partiels supplémentaires à chaque fois que de nouveaux fonds sont déposés sur ce compte, jusqu'à ce que le montant total soit recouvré ou jusqu'à ce que 90 jours se soient écoulés depuis la transaction initiale.
Analyse:
Les nouvelles règles de sécurité Pix marquent une évolution majeure dans la lutte contre la fraude financière liée aux paiements instantanés au Brésil. En exigeant des institutions qu'elles retracent le flux des fonds à travers de multiples transactions, et non plus seulement le compte du premier bénéficiaire, la Banque centrale s'attaque directement à l'une des principales failles exploitées par les réseaux criminels. Les schémas de fraude impliquant Pix sont généralement rapides, fragmentés et décentralisés, et la réglementation financière actualisée (MED) reconnaît que la prévention et le recouvrement efficaces reposent sur la compréhension quasi instantanée de ces chaînes transactionnelles.
D'un point de vue opérationnel, cette mise à niveau transfère une partie de la responsabilité des banques individuelles vers un système de partage d'informations plus intégré. Cela accroît la probabilité de geler les fonds avant qu'ils ne soient entièrement blanchis par des transferts successifs, mais renforce également les exigences en matière de conformité, de qualité des données et de coordination entre les institutions.



