La Commission sénatoriale de la Constitution et de la Justice (CCJ) a approuvé mercredi (19/06) la proposition (PL 2234/22) qui légalise le jeu au Brésil, comme le bingo, le Jogo do Bicho et les casinos. Le projet crée des règles pour l'exploration et des mécanismes de surveillance et de contrôle des jeux. Il établit également la taxation des maisons de paris et des prix, en plus d'une série de droits pour les joueurs.
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Approuvé par la Chambre
La proposition avait été approuvée par la Chambre en 2022 et s’est heurtée à des obstacles lors de son passage au Sénat. La résistance des parlementaires conservateurs et des mouvements sociaux a conduit à une série de reports dans la discussion du texte.
Fin d'une interdiction de près de 80 ans
Le texte met fin à une interdiction, prévue dans une loi de 1946, de l'exploitation des jeux de hasard sur l'ensemble du territoire national. Il abroge également des articles de la loi sur les infractions pénales, qui prévoient des sanctions pour ces pratiques.
Règles
L’exploitation des jeux de hasard doit cependant répondre à une série de critères. Par exemple, des montants minimaux de capital social et une preuve de l’origine licite des ressources seront exigés. Seules les sociétés basées au Brésil pourront exploiter les jeux, qui seront autorisés dans des lieux préalablement autorisés.
Qui peut jouer
Le projet établit que seuls les adultes pourront jouer. Les mineurs ne pourront pas non plus accéder aux adresses accréditées pour proposer des jeux, qui ne peuvent pas faire installer de machines de jeux à l'étranger.
Imposition
Gains des joueurs (la valeur des prix moins les frais de paris en 24 heures) ne seront imposés que s’ils totalisent ou dépassent 10,000 XNUMX R$. Le prélèvement sera effectué au titre de l'Impôt sur le Revenu, avec un taux de 20% sur le prix. La taxe sera retenue directement par le bookmaker.
Les entreprises accréditées pour exploiter des jeux de hasard au Brésil devront payer des frais d'inspection, une redevance trimestrielle et des montants différents pour chaque type de jeu proposé.
Surveillance
La proposition qui libéralise les jeux de hasard établit une série de règles de transparence et de contrôle des paris. Tous les mouvements financiers des bookmakers devront être enregistrés dans le système d'audit et de contrôle (SAC), accessible en temps réel par le ministère des Finances. Les sociétés agréées pour les paris devront également présenter des bilans d'exploitation semestriels. À la fin de chaque année, ils devront également se soumettre à un audit.
Crimes
Outre les sanctions administratives, le projet considère également certaines pratiques liées aux paris comme un délit. Selon le texte, quiconque exploite des jeux de hasard sans permis encourt une peine de prison pouvant aller jusqu'à quatre ans. La fraude aux paris peut également entraîner une peine de prison pouvant aller jusqu'à sept ans.
Analyse:
L'approbation récente par la Commission sénatoriale de la Constitution et de la Justice (CCJ) de la proposition visant à libéraliser les jeux de hasard au Brésil représente un changement significatif dans la politique et l'économie du divertissement du pays, avec des implications substantielles pour la sécurité publique. La réglementation des jeux de hasard représente une stratégie visant à formaliser et à surveiller ce secteur, qui fonctionne traditionnellement de manière clandestine.
Historiquement, l'interdiction des jeux de hasard au Brésil était une réponse aux risques associés, notamment l'exploitation par des organisations criminelles et la survenue d'activités illicites, telles que le blanchiment d'argent et la fraude. À Rio de Janeiro, par exemple, les factions criminelles qui exploitent les jeux de hasard sont impliquées dans un large éventail d'activités illicites qui dépassent le simple contrôle des paris clandestins. Ces organisations utilisent les revenus générés par Jogo do Bicho pour financer d'autres crimes graves, tels que le trafic de drogue, la corruption d'agents publics, le blanchiment d'argent et même des homicides. Le contrôle violent des territoires où elles opèrent, entraînant souvent des affrontements armés, est une caractéristique frappante de ces factions.



