La Chambre des députés a approuvé mercredi (23/11) un projet de loi qui durcit les peines pour l'utilisation du téléphone portable à l'intérieur des prisons. Le texte ayant été modifié, il reviendra au Sénat.
La proposition prévoit une peine de prison de deux à quatre ans pour quiconque, dans le cadre d'une peine ferme, utilise, possède ou fournit un téléphone portable ou un appareil similaire, comme une radio. Actuellement, le Code pénal ne prévoit une détention de trois mois à un an que pour ceux qui "entrent, promeuvent, interviennent, assistent ou facilitent l'entrée d'un téléphone portable, d'une radio ou d'un appareil similaire, sans autorisation légale, dans un établissement pénitentiaire". Le texte détermine que la peine s'applique au directeur du pénitencier ou à l'agent public qui n'interdit pas au détenu l'accès au poste téléphonique.
Le délit d'introduction, de promotion, d'intermédiation, d'assistance ou de facilitation de l'introduction d'un téléphone portable dans le pénitencier sera puni d'une peine d'emprisonnement de quatre à six ans. La proposition modifie également la loi générale sur les télécommunications pour obliger les fournisseurs de services de télécommunications à fournir un accès illimité à l'information et aux technologies afin que les responsables de la prison puissent empêcher les communications radio.
Notre analyse :
Chaque fois qu'une nouvelle règle est appliquée pour durcir le système carcéral, il y a une forte vague de représailles de la part des groupes criminels organisés. Le téléphone portable est un outil important pour les criminels dans toutes les prisons du pays. Bien qu'elles soient interdites, leur utilisation et leur possession sont extrêmement répandues, y compris des criminels qui les utilisent ouvertement pour appliquer des escroqueries, coordonner des crimes et gérer leurs organisations criminelles. Le véritable durcissement de la peine pour possession d'un téléphone portable peut générer une vague d'actions. Cependant, il faut tenir compte du fait que de nombreuses lois voient leur application déformée ou sont simplement ignorées dans la pratique. Souvent, cela se produit à la suite d'agents publics corrompus ou même d'accords informels entre les autorités et des criminels qui cherchent un « terrain d'entente » pour éviter une escalade de la violence.



