Le ministère de la Justice a publié une ordonnance qui prévoit la suspension ou l'amende des réseaux sociaux qui ne suppriment pas les contenus incitant à la violence. L'ordonnance avait déjà été annoncée par le ministre de la Justice, Flávio Dino. La mesure est fait partie d'un ensemble d'actions gouvernementales pour lutter contre la violence dans les écoles, surtout après l'attaque contre une garderie qui a fait quatre morts à Blumenau (SC).
Ce contenu n'est destiné qu'aux abonnés
Pour déverrouiller ce contenu, abonnez-vous à Rapports INTERLIRA.
Nouvelle norme
La norme apporte un série d’obligations envers les réseaux sociaux. Parmi eux: suppression de contenu qui prône la violence ; soumission de rapports d’évaluation des risques systémiques sur la propagation de contenus illicites ; informer sur les risques d’accès des enfants et des adolescents à un contenu inapproprié pour l'âge, en plus du contenu considéré comme illégal et préjudiciable ; partage avec la police des données qui identifient l'utilisateur ou l'endroit où la violence contre les écoles est affichée.
L'ordonnance
L'ordonnance aussi habilite le Secrétariat national à la sécurité publique à déterminer que les réseaux sociaux empêchent la création de nouveaux profils à partir d’adresses IP où des activités illégales ou dangereuses ont déjà été identifiées. Le ministre Flávio Dino a déclaré que les plateformes auront jusqu'à deux heures pour supprimer les contenus considérés comme violents. Les entreprises qui contrôlent les réseaux sociaux peuvent être condamnées à une amende pouvant aller jusqu'à 12 millions de reais en cas de non-respect des mesures. Dans des cas plus graves, le service peut être suspendu, selon le ministre.
Avis public de 150 millions de BRL
Le jeudi (13/04), Les agences de sécurité publique de l'État et des municipalités pourront soumettre des propositions pour un appel public qui débloquera 150 millions de BRL pour renforcer la lutte contre la violence dans les écoles. Selon le ministère de la Justice, l'objectif de cette mesure est de renforcer les organismes de sécurité publique pour qu'ils interviennent dans les écoles, avec des actions préventives et des patrouilles, en plus de surveiller et d'enquêter sur d'éventuels délits, y compris sur Internet. Les municipalités dont les propositions ont été approuvées par le ministère de la Justice recevront entre 100,000 1 et 500,000 million de R$. Les États et le District fédéral recevront entre 3 XNUMX et XNUMX millions de R$. Les ressources pour financer les projets proviendront du Fonds national de sécurité publique.
Notre analyse :
La décision de réglementer les réseaux sociaux par un arrêté ministériel, et non par une loi, a suscité l'inquiétude des spécialistes et des organisations de la société civile, malgré la situation d'urgence impliquant des actes et des menaces de violence dans les écoles. La régulation très large des réseaux sociaux est actuellement en discussion au Congrès national et est défendue par le gouvernement actuel. Pour les experts, l'État devrait effectivement se pencher sur cette question des écoles avec l'urgence qu'elle mérite, mais ils s'inquiètent qu'un seul ministère adopte une ordonnance qui prévoit des mesures comme la possibilité de bloquer le service. Le plus gros problème est le choix de l'instrument juridique et réglementaire. C'est parce que le mécanisme pourrait être utilisé pour menacer la démocratie. Idéalement, d’autres organes devraient être impliqués, notamment le pouvoir judiciaire. Les chercheurs soutiennent que le Brésil devrait créer, à l’instar de l’Union européenne, un organisme de réglementation ayant la compétence légale de réglementer les plateformes dans le contexte de la modération des contenus.



