Les autorités de divers secteurs ont travaillé à la mise en œuvre de mesures visant à renforcer la sécurité et à lutter contre le crime organisé.La banque centrale a annoncé de nouvelles règles pour lutter contre le blanchiment d'argent. Le Tribunal fédéral de surveillance (STF) a ordonné une enquête policière sur le crime organisé à Rio. À Brasília, le Congrès poursuit ses efforts en vue d'un projet de loi contre les gangs.
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Nouvelles règles de la Banque centrale pour lutter contre le blanchiment d'argent
La Banque centrale du Brésil a annoncé de nouvelles mesures de lutte contre le blanchiment d'argent pour freiner l'utilisation criminelle des fintechs, des plateformes de paiement et des institutions de paiement. Prenant effet le 1er décembre, les règles renforcent le contrôle des « comptes communs », ou comptes de poche, utilisé par les fintechs pour regrouper les fonds des clients sur un seul compte bancaire — un système exploité par des groupes comme le PCC pour dissimuler des transactions illicitesLes institutions financières doivent désormais détecter et clôturer les comptes irréguliers, en utilisant des données publiques ou privées pour vérifier la propriété des fonds. Le plan de réformes relève également les exigences minimales de fonds propres pour les banques et les établissements de paiement, renforçant ainsi la surveillance et la transparence du système financier. Ces réformes visent à combler les lacunes persistantes qui permettaient au crime organisé de blanchir des milliards via les plateformes numériques.
Enquête de la police fédérale
Le ministre Alexandre de Moraes, du STF (Tribunal suprême fédéral), a décidé mercredi 05 que la police fédérale enquête sur le crime organisé à Rio de Janeiro.La procédure a été initialement mise en œuvre pour enquêter sur les preuves de crimes ayant des répercussions interétatiques et internationalesUn autre point qui a motivé la mesure déterminée par Moraes est de enquêter sur les activités des principaux groupes criminels violents opérant à Rio de Janeiro et leurs liens avec les agents publics.
Projet de loi anti-gangs
Le président de la Chambre fédérale, Hugo Motta (Républicains-PB), a annoncé que le secrétaire à la Sécurité de l'administration Tarcísio de Freitas à São Paulo, Guilherme Derrite (PP-SP), était le rapporteur du projet de loi anti-gangs transmis par le ministère de la Justice au Congrès.Cette décision constitue une nouvelle étape dans le développement de cette loi qui a pris de l'ampleur après la méga-opération contre le Commando rouge (CV) à Rio de Janeiro, le 28 octobre.
Derrite a pris un congé de son poste de secrétaire et a repris son mandat à la Chambre pour voter sur les projets de loi visant à lutter contre le crime organisé. Selon Motta, l'analyse plénière devrait avoir lieu la semaine prochaine.Motta a déclaré que le texte du gouvernement fédéral « deviendra le cadre juridique de lutte contre le crime organisé au Brésil ».
L'une des nouveautés de la loi anti-gang est la création du délit d'« organisation criminelle qualifiée », passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 30 ans de prison.Le texte indique clairement qu'une organisation criminelle qualifiée constitue une bande criminelle. La proposition renforce également les sanctions contre les dirigeants de ces organisations et établit la Base de données nationale des organisations criminelles., conçu pour recueillir des informations stratégiques afin de faciliter l'enquête et le suivi de ces factions.
Analyse:
Les mesures de sécurité actuellement mises en œuvre au Brésil témoignent d'efforts considérables face à une menace profondément enracinée. Cependant, la plupart de ces initiatives se caractérisent par des actions fragmentées sur les plans financier, judiciaire et législatif, plutôt que par une stratégie unifiée. Faute de coordination, le pays risque de perdre son élan et de ne plus pouvoir proposer de solutions efficaces. Sans harmonisation institutionnelle, ces actions simultanées risquent d'être peu efficaces, se contentant de réagir aux crises au lieu de construire une stratégie nationale cohérente contre le crime organisé.



